Inutile de faire trop de publicité, et de risquer de donner de mauvaises idées à des gens mal intentionnés, sur la tenue de la réception pour la signature de la convention de mutualisation des forces de police municipale, puisque le vendredi 7 février, en fin de matinée, pendant une petite heure, quasiment tout l’effectif de la « nouvelle » police municipale adamois-parminoise se trouvait à l’hôtel de ville de L’Isle-Adam… Hormis ce créneau exceptionnel, elle sera déployée sept jours sur sept sur le territoire des deux communes, à partir du 1er mars.
La police municipale intercommunale comprend 16 agents : 14 provenant de la PM adamoise et 2 de celle de Parmain, auxquels vont s’ajouter 4 recrutements. Ce dispositif permettra un engagement quotidien sur le terrain (de 8 h à 20 h, et à 21 h l’été) et des patrouilles nocturnes (jusqu’à 2 h du matin, entre mai et septembre).
Ce projet de cette mutualisation, « la première dans le département et l’un des premiers de ce type en France », a rappelé Sébastien Poniatowski, le maire de L’Isle-Adam, trouve ses origines dans la surveillance commune des environs de la gare de Parmain en 2023, lorsqu’aux beaux jours, on relevait une arrivée massive de personnes se rendant à la Plage de L’Isle-Adam.
La fusion, désormais concrète, était nécessaire pour Sébastien Poniatowski : « Il faut toujours anticiper, quand vous perdez du terrain, vous perdez le combat. Il faut toujours être en avance », a-t-il insisté. Mais sa réalisation n’a pas été une sinécure : « Cette convention a été longue et difficile à mettre en place car elle comporte beaucoup de points. Nous avons essayé d’anticiper ce qui va aller bien et ce qui pourrait aller moins bien, comme dans un contrat de mariage. C’est un luxe d’avoir un service comme celui que nous avons maintenant pour les deux villes ».
L’édile a précisé que, l’an dernier, les policiers municipaux ont réalisé 800 interventions, procédé à 150 interpellations et enlèvement de véhicules. « C’est beaucoup de travail, d’organisation, énormément de règles contraignantes pour être dans les clous. » Il a aussi comparé ce projet avant-gardiste à « une petite montagne ».
Pour Loïc Taillanter, le maire de Parmain, « la fusion de nos polices municipales est un moment historique entre nos deux communes. Face à la demande croissante de sécurité, nous franchissons une étape supplémentaire. Deux communes, une seule vision… Nous ne sommes pas décidés à laisser la délinquance nous gâcher notre quotidien », a-t-il conclu.
Face à la disproportion entre les moyens humains de chacune des deux villes, Parmain finance 4 postes et prend en charge 25 % des frais de fonctionnement (locaux, véhicules…).
