Déjà 400 foyers formés au compostage à l'usine de Champagne

Déjà 400 foyers formés au compostage à l'usine de Champagne

 

Demain mercredi 10 juillet, 80 nouveaux foyers seront formés au compostage à l’usine de traitement des ordures ménagères de Champagne dont l’activité est gérée par le Syndicat TRI-OR. Depuis le 29 juin, date de la première session, ce sont 400 foyers (par groupe de 40), au total, qui auront reçu une formation d’une durée d’une heure dispensée par un maitre-composteur. « Un chiffre éloquent qui montre le sérieux, l’engagement des gens », relève Sonia Anseaume, directrice-adjointe en charge de la communication et de l’administration au Syndicat TRI-OR. À l’issue, ils signent une charte d’utilisation du composteur et repartent chez eux avec le cadeau d’un composteur et d’un bioseau (kit en plastique lui-même issu de matériaux recyclés d’une valeur de 52,20 €) et la possibilité d'acheté un exemplaire en bois. 

« Dans notre unité de valorisation organique, nous fabriquons le compost : c’est un retour à la terre  des déchets ménagers. Nous avons l’obligation de réduire de 50 % les biodéchets et de donner à chaque administré la possibilité de trier ses déchets à la source », rapporte Olivier Lesueur, le président de TRI-OR qui encourage cette action citoyenne dans le cadre de sa feuille de route 2023-2027. Le potentiel est énorme puisque les 28 communes de la zone de TRI-OR sont composées pour 70 % d’habitats individuels. Pour les 30 % d’habitats collectifs, le syndicat met à disposition des composteurs partagés en bois.

Le projet suivant est la collecte des biodéchets dans les cantines scolaires de primaire du territoire. Pour l’heure, une trentaine d’écoles sont candidates. Une étude menée à Mours, commune dont Olivier Lesueur est le 1er adjoint au maire, révèle que les déchets alimentaires quotidiens s’élèvent à 76,64 grammes par enfant. « Au total des 2 034 repas, cela représente 157 kg mensuels. Cette étude nous permet de dimensionner la collecte. »

Sonia Anseaume, directrice-adjointe en charge de la communication et de l’administration, et Olivier Lesueur, président du Syndicat TRI-OR entourent les composteurs proposés aux habitants (photo J.-L. G.).

 

En 2025, de nouvelles étapes du plan d’action quinquennal seront franchies. Avec, en début d’année, l’installation d’abris bacs pour les habitats collectifs et les maisons de ville dans une zone test qui sera étendue progressivement. « Nous avons également un projet de location d’une broyeuse : les gens apporteront leurs branchages, le broyage se fera sur place et ils repartiront avec le paillage », détaille le président de TRI-OR.

Le plan prévoit également l’étude d’une redevance spéciale pour la gestion globale des déchets des professionnels en cas de dépassement du litrage (dont la limite reste à fixer).

« L’État impose beaucoup d’obligations. Pour y répondre, nous avons besoin d’aides : 250 000 € de la Région Île-de-France, et nous avons fait une demande de subvention similaire auprès de l’Agence de la transition écologique : demande de subvention similaire. »

. Les inscriptions à la formation (qui reprendront mi-septembre) sont à enregistrer sur le site du syndicat : www.tri-or.fr