À Mériel, le musée Jean-Gabin rouvre ses portes

À Mériel, le musée Jean-Gabin rouvre ses portes

 

Après six années de travaux d’agrandissement, le musée Jean-Gabin, à Mériel, consacré à l’immense acteur, a été inauguré le samedi 20 septembre.

« Jambier, Jambier, Jambier ! » entend-t-on la voix de l’acteur, célèbre et aimé, s’élever depuis le sous-sol (le décor de la cave de « La Traversée de Paris » est reconstitué remarquablement) du musée -Gabin (1, place Jean-Gabin) qui a rouvert ses portes le samedi 20 septembre, quelques mois avant de commémorer le cinquantenaire de sa disparition, et nous convie à le découvrir à Mériel, la ville de son enfance.

Patrick Glâtre, biographe de Jean Gabin, accueille le préfet Philippe Court et les autres personnalités à l’entrée du musée (photo J.-L. G).

 

Pour cet évènement, Gabin a invité Louis De Funès. Ces deux monstres sacrés du cinéma français ont tourné quatre films ensemble. On doit à Patrick Glâtre, biographe du « Pacha » et commissaire d’exposition, et à la scénographe Anne Gratadour, ce musée sur deux niveaux, au-dessus de la médiathèque, aux espaces repensés, interactifs, immersifs, riches de nombreux documents, photos, affiches, courriers, objets (le concept a été récompensé par un Trophée de l’innovation touristique). « Il y a beaucoup de choses grâce à maman qui gardait tout, rapporte Mathias Moncorgé, qui est éleveur de chevaux en Normandie. Il n’y a que les lettres de Marlène Dietrich que papa n’a pas voulu conserver. Il avait dit : ‘’Vous allez rendre ça à la Prussienne !’’ »

La cave de « La Traversée de Paris » reconstituée (photo J.-L. G.).

 

À cette exposition permanente qui couvre 40 années de cinéma s’ajouteront des expositions temporaires. La première, « Gabin et De Funès, l’équilibre des contraires », se déroule jusqu’au 30 septembre 2026. La reconstitution du séjour de la maison de De Funès, dans le Vexin, s’offre au regard des visiteurs. 

Ce musée renaissant et bonifié est réel bonheur pour les admirateurs de Pépé-le-Moko dont fait partie le préfet Philippe Court qui, dans une brillante intervention, a rappelé qu’avec plus de 2 000 films, le Val-d’Oise est le deuxième lieu de tournage après Paris.

Un musée à visiter absolument (photo J.-L. G.).

 

Le maire de Mériel, Jérôme François, cinéphile averti et homme de théâtre, a reçu du beau monde : Mathias Moncorgé (le « vrai » nom de Gabin) naturellement, et un autre « fils de… », celui de Bourvil, Philippe Raimbourg, un homme aimable et discret, professeur de Finance à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Puisqu’il est impossible, dans les médias, d’échapper au sujet des difficultés financières du pays, Mathias Moncorgé a glissé cette anecdote : « J’entends parler d’oseille… Papa était très soucieux de payer ses impôts bien avant la date limite. Aujourd’hui, il dirait : ‘’Ah, avec tout ce que j’ai payé, ils en reversent un peu !’’ » Comme le coût des travaux qui ont duré six ans : plus de 500 000 €, dont une subvention du Département de 150 000 €.

Le séjour de la maison de Louis de Funès dans le Vexin (photo J.-L. G.).

 

« Gabin en fête » (projection de films sur grand écran, stands…) se poursuit ce dimanche 21 septembre dans le parc du château blanc, à deux pas du musée qui est accessible gratuitement et réservé au Mériellois, du mardi 23 au samedi 27 septembre. À partir du mercredi 1er octobre, il sera ouvert aux visiteurs extérieurs à la commune, les mercredi, vendredi et samedi (14 h à 17 h, dernière entrée à 16 h 15).

Gabin pouvait jouer tous les rôles (photo J.-L. G.).

 

. Tarif plein : 7 € ; tarif intercommunalité (Mériel, L’Isle-Adam, Presles, Béthemont, Chauvry, Méry, Nerville, Parmain, Villiers-Adam) : 6 € ; tarif réduit : 5 € ; gratuit : moins de 12 ans. Téléphone : 01-34-64-87-92

 

 

 

 

 

 

 

 

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