La cérémonie du 11 novembre à Mours

La cérémonie du 11 novembre à Mours

 

Lors de l’’anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 à Mours, qui a commencé sur la place Jean de la Fontaine, face au monument aux morts, la deuxième adjointe au maire, Josette Lehougais, a lu le message adressé conjointement par Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et Alice Rufo, la ministre déléguée.

Le maire Olivier Lesueur s’est adressé directement à l’assistance : « Si vous êtes présents aujourd’hui, c’est pour comprendre que la paix n’est jamais acquise. Ces hommes de 1914, partis parfois à 18 ou 20 ans, ont connu la peur, la faim, la boue, le froid, mais ils ont tenu bon, par devoir, par courage, par amour de la France. C’est grâce à eux que nous pouvons vivre libres, étudier, débattre, construire notre avenir, a-t-il insisté. À Mours, comme dans chaque village de France, le monument aux morts rappelle ces destins fauchés. Chaque nom gravé est un rappel, ils étaient des nôtres. Ils habitaient nos rues, ils portaient nos espoirs, et ils ont tout donné pour que nous puissions vivre debout. »

« En cette année 2025, plus d’un siècle après l’armistice, nous devons continuer à faire vivre le souvenir, à travers les commémorations, les écoles, les cérémonies comme celle d’aujourd’hui, a ajouté le maire. C’est pourquoi la présence des élèves du groupe scolaire Jacques-Prévert, des enfants de Mours, de la chorale Chante à Mours, est essentielle. Car c’est par eux, par la jeunesse, que la mémoire vit, que le flambeau se transmet. »

Josette Lehougais, 2e adjointe, a lu le message de la ministre des Armées. Derrière elle, Denis Di Benedetto, 1e adjoint (photo Ville de Mours).

 

Les remerciements de l’édile sont allés aux les porte-drapeaux, anciens combattants, sapeurs-pompiers de Beaumont, gendarmes de la brigade de Persan et tous ceux qui aujourd’hui portent l’uniforme et qui perpétuent l’engagement et le dévouement au service de la nation.

Le deuxième volet de la cérémonie s’est déroulé dans le   cimetière de la commune où « la mémoire n’est pas une page tournée ». Olivier Lesueur a ainsi évoqué la mémoire de « ces soldats, tombés loin de chez eux comme le lieutenant Antoine Aubertie » qui repose à Mours. C’est dans le village que ce Corrézien, né à Tulle le 28 avril 1873, commis de magasin à Lyon dans le civil, et qui servait au 4e Génie, est décédé d’une hémoptysie due à l’inhalation de gaz chimique de type moutarde.