La commémoration du 106e anniversaire de l’Armistice de 1918 a réuni toutes les générations à Mours. C'était la première cérémonie patriotique dirigée par le nouveau maire Olivier Lesueur. Cliquer sur la photo pour regarder la vidéo).
En cette matinée du lundi 11 novembre, à Mours, c’est la première fois depuis 17 ans que Joël Bouchez ne préside pas une cérémonie patriotique. Un pincement au cœur ? « Non, il faut savoir s’arrêter, écouter la sagesse », répond-il. Pour Olivier Lesueur, son successeur depuis la fin de l’été, le 106e anniversaire de l’Armistice de 1918 est aussi une première. Il tient parfaitement son rôle. Dans son discours prononcé devant le monument aux Morts sur lequel est posée la « colombe de la paix », il a une pensée toute particulière pour les soldats Moursiens qui ont payé le prix ultime. « Chaque nom gravé sur ce monument raconte une histoire, celle d’un fils, celle d’un frère, celle d’un père, relève-t-il. Aujourd’hui, nous honorons ces vies et nous nous engageons à transmettre leur mémoire aux générations futures. » Josette Lehougais, deuxième adjointe lit le message de Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, en présence des représentants de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers et du maire de Persan Valentin Ratieuville.
Les enfants de l’école Jacques-Prévert, « chers enfants », appuie l’édile, lisent le nom de ces soldats, chantent « La Marseillaise » dont les notes s’élèvent du synthétiseur de la conseillère municipale Katia Marteau : ils sont chaleureusement applaudis. L’hymne européen se fait entendre à son tour.
Les quatre drapeaux d’anciens combattants et la soixantaine de Moursiens qui assistent à la cérémonie prennent la direction du cimetière en passant devant la chapelle qui fait résonner ses cloches, et s’inclinent devant trois tombes blanches restaurées ces derniers mois par le Souvenir français : y reposent le lieutenant Antoine Aubertie tombé en septembre 1918, deux mois avant la fin de la guerre, le sergent Maurice Aubry et le soldat André Antoni, disparus en juin 1940. Le soleil perce à travers les grands arbres, le vent fait tomber les feuilles comme les soldats sortant de leurs tranchées il y a 110 ans et quatre années de plus. Des enfants lisent des passages de lettres de soldats, dont l'une est envoyée à sa famille par un condamné à mort pour « abandon de poste »… Il est fusillé « pour l’exemple », puis réhabilité. Mort pour la France.





