De tous les joueurs qui ont évolué au FC Chambly-Oise, Thomas Henry est l’un de ceux qui ont connu la plus belle ascension après leur départ du club. Finaliste de la Coupe de France en 2018 sous le maillot bleu et noir, à l’issue de sa deuxième saison camblysienne, Thomas Henry est parti en Belgique où il s’est totalement révélé. En inscrivant la bagatelle de 48 buts en deux ans pour Louvain, il s’est ouvert les portes du calcio : Venise, Vérone, Palerme. Après quatre années passées en Italie, il est revenu en Belgique, au Standard de Liège.
Dans une interview publiée ce vendredi 25 juillet, publiée dans le journal belge La Dernière Heure, l’attaquant, âgé de 30 ans, se livre. De l’Italie, il garde de bons et de mauvais souvenirs liés à la spéculation financière qui gouverne le football. En janvier 2023, il était annoncé de retour en Belgique (à Anderlecht ou au Club Bruges). « J’avais demandé à Vérone de ne pas jouer en prévision d’un éventuel transfert. Ils ont décidé de m’aligner contre Lecce, et je me suis fait les croisés. À mon retour, je voulais être prêté pour gagner du temps de jeu, mais Vérone n’a rien voulu savoir et a fait capoter l’affaire. C’était la magouille de trop… »
Un journaliste lui pose cette question insolite : « En octobre 2017, avec le FC Chambly-Oise, vous jouiez le premier tour de la Coupe de France contre le RC Labourse : victoire 13-0, mais vous n’aviez pas marqué. En 2023, vous marquiez à San Siro, contre l’Inter Milan de Pavard, de Bastoni et d’Acerbi. Un peu vertigineux, non ? » Réponse du joueur : « Vous savez, dans les plus basses divisions françaises, je jouais arrière gauche ou milieu… J’étais le bouche-trou. C’est en Belgique que je suis devenu attaquant. Puis j’ai marqué contre l’Inter, Naples, la Lazio… »