Arrêté de péril, fermeture de la boucherie de la Poste : les explications de la Ville de Beaumont

Arrêté de péril, fermeture de la boucherie de la Poste : les explications de la Ville de Beaumont

 

La fermeture provisoire de la boucherie de la Poste, à Beaumont, a suscité un vif émoi chez les habitants. Ce commerce, unique boucherie-charcuterie de la commune, ouvert il y a 26 ans, comptait de nombreux clients fidèles.

La municipalité a publié une information aux habitants, ce vendredi 4 avril, pour expliciter sa décision de prise d’un arrêté de péril au 2-4 et 4 bis, rue Sadier. À la suite de la visite des services techniques du SIAPBE (établissement public de coopération intercommunale), de la Ville et de l’experte désignée par le tribunal administratif, les conclusions rendues ont révélé une fuite d’eau persistante ayant envahie une cavité et fragilisé la structure de l’immeuble situé au 2, rue Sadier. « Cette décision s’imposait afin de garantir la sécurité des biens et des personnes. Cette mesure est essentielle pour prévenir tout drame », souligne la Municipalité en faisant référence à une catastrophe qui provoqué la mort de huit personnes à Marseille, en 2018.

À propos de la boucherie de la Poste, « pour permettre la reprise de l’activité, en concertation avec les propriétaires, des propositions sont actuellement examinées ».

La Ville rappelle qu’elle mène, depuis 2020, un travail de fond pour la réhabilitation du centre-ville, en collaboration avec de nombreux partenaires, notamment l’Établissement public foncier d’Île-de-France, la Préfecture et la Communauté de communes du Haut Val-d’Oise. Des projets structurels ont été menés rue de la Heuse et d’autres le seront, prochainement, place Gabriel-Péri. Si Beaumont est fière de son patrimoine historique, certaines de ses constructions reposent sur des cavités médiévales fragiles.

La Municipalité a engagé d’autres actions face à un morcellement de la propriété avec des copropriétaires parfois défaillants, la présence de « marchands de sommeil ». Les coûts de travaux sont élevés, notamment en raison des contraintes techniques et du classement patrimonial en zone « Architecte des Bâtiments de France ». « Ces projets complexes techniquement coûtent des millions d’euros et ont été menés sans endetter la ville et augmentation de la part communale de la taxe foncière », indique-t-elle.