Plus haute juridiction judiciaire, la Cour de cassation a confirmé, ce mercredi 11 février, le non-lieu dans l'affaire de la mort d’Adama Traoré, dans les locaux de la gendarmerie de Persan, le 19 juillet 2016. Le non-lieu dont ont bénéficié les gendarmes en 2023, confirmé en 2024 en appel, est devenu définitif presque dix ans après le décès du jeune homme originaire du quartier Boyenval, à Beaumont, où il avait été interpellé par deux gendarmes lors d'une opération visant son frère Bagui avec qui il se trouvait.
Les proches d'Adama Traoré accusent les forces de l'ordre de l'avoir « étouffé du poids de leurs trois corps », dans la cour de la caserne. Après cette décision, l'avocat de la famille d'Adama Traoré, Yassine Bouzrou, a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l'Homme « pour faire condamner la France ».