Babar, sacré personnage !

Babar, sacré personnage !

 

Courez voir l’étonnant « Patrimoine personnel », de « Babar », sculpteur, vrai-faux peintre et véritable artiste qui donnera un concert le dimanche 16 juin, à l’Hôtel du Croissant !

Il vous reste deux semaines, jusqu’au 29 juin pour découvrir l’exposition « Patrimoine personnel » présentée par Lionel Erba, dit « Babar » : les lettres de son nom rangées de manière à nous faire sourire et faciliter le contact avec tous les publics. « Dans le milieu de l’art, on m’a fait la remarque que ce surnom n’est pas sérieux, mais je m’en fiche, cela m’amuse », confie cet artiste atypique doublé d’un personnage iconoclaste. Et puis, pensez-vous donc, un artiste qui aime le sport ! « J’ai été pendant 15 ans entraîneur de handball à Goussainville, raconte-t-il. Ce sont mes deux passions. J’ai un pied dans deux mondes qui s’ignorent : les académiques et un collectif à Eaubonne qui ne les reconnaissent pas, un peu comme le monde des arts et du sport, à quelques rares exceptions. »

 

Beaumont et l'Oise peints sur bois, comme ils 'n'ont jamais été représentés (photo J.-L. G.).

 

Il y a un an, il a obtenu le premier prix du Lions Club lors de la manifestation« Peintres dans les rues ». Après cette récompense, le Cercle beaumontois du patrimoine lui a proposé d’exposer ses peintures en relief, à l’Hôtel du Croissant. « Je suis avant tout un sculpteur. Je fais un coloriage, un bas-relief et je peins. Ce sont deux approches techniques qui se répondent. J’arrive avec mon stock de bois, je coupe, je casse, je crée une ligne d’horizon en relief, je ne travaille pas sur la lumière », énumère-t-il. D’où ce verdict sans appel : « Je ne suis pas peintre. »

Babar à l'oeuvre (J.-L. G.).

 

Pour chacune de ses expositions, Babar est escorté par ses « totems », quatre sculptures représentant les quatre membres de la famille Erba : son épouse Martine, ses enfants Jérémie et Julie, et lui-même. Ce samedi-là, dans la cour pavé de l’édifice, il se jette avec délectation de son travail, l’humour accroché au pinceau : « Je croque le croissant », dit-il en évoquant l’Hôtel du Croissant. L’œuvre prend forme : « Ah ! On est loin du bordel de tout à l’heure », rigole-t-il à propos de ses découpes de bois anarchiques. Dans une grande salle d’exposition défilent « Le champ de blés aux corbeaux », sur les traces de Vincent Van Gogh à Auvers, où il a ajouté la légion étrangère de touristes japonais et « Fais-moi un cygne » depuis les berges de l’Oise Persan. Comme l’audace est sa compagne quotidienne, il a réuni sur le même tableau Van Gogh, Monet et ses potes peintres à lui, au Moulin de la Naze, à Valmondois. Babar n’est pas une pirouette près.

Avec David Venderbeck, maire-adjoint délégué à la culture (photo J.-L. G.).

 

Avant d’exposer au Château de Grouchy, à Osny, en octobre prochain, puis à Roissy, en mars 2020 (« une énorme expo, ma plus belle, ma plus grande »), il reviendra à l’Hôtel du Croissant le dimanche 16 juin, pour un moment insolite. « J’écris des chansons qui expliquent mon art et les visiteurs les chantent. Voyez, je suis l’original de la bande ! » Le jovial Babar donnera ce concert avec ses amis guitaristes vers 16 h 30, au retour de la nouvelle promenade médiévale (rendez-vous à 15 heures sur la place du Château, puis passage à l’église Saint-Laurent). Un concert « barbaresque », c’est-à-dire immanquable.