En ce samedi 18 mai, pour la première fois, Beaumont commémorait l’abolition de l’esclavage en réponse à une forte volonté de la municipalité. À chaque fois qu’elle se rend dans une ville qui fait ce choix (Brest quelques jours avant Beaumont), la portée de l’évènement est narrée par Aïssata Seck, directrice de la fondation pour la Mémoire de l’esclavage. « Vous rejoignez cette grande carte mémorielle de la République, s’est-elle adressée aux élus du conseil municipal et celui des jeunes, aux habitants présents. Merci de faire vivre cette mémoire pour qu’elle éclaire notre présent et surtout notre avenir ».
En présence de Micheline Jacques, présidente de la délégation sénatoriales aux Outre-Mer, du sénateur Rachid Temal, de la conseillère régionale Carine Pelegrin, de Nicole, présidente de l’association La Libellule (dont les musiciens ont animé la journée), le maire Jean-Michel Aparicio a souligné que « cette première commémoration n’est pas un aboutissement, c’est le début pour notre commune car, quelle que soit notre origine, nous sommes réunis par une identité majeure : l’amour de la France, la fierté de vivre ici, le sentiment de la communauté nationale et le respect de lois de la République ;…; au travers du souvenir de l’esclavage et de ses abolitions, c’est aussi la diversité française que nous célébrons aujourd’hui. Une diversité qui, à Beaumont-sur-Oise, se fond dans une unité ». Dont l’ultime symbole est cet arbre de la Vie planté dans le parc de la mairie. Plus tôt, dans la matinée, une gerbe avait été déposée devant la stèle de Victor Schoelcher érigée sur la place du docteur Touati, en 1999, lors du 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, par la municipalité dirigée, à l'époque, par Fabrice Millereau.

